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DE LA VILLE DE PARIS.
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[i554]
voyans la rescription dudit Tresaurier de l'Espargne, et comme par icelle il mandoit aud. Receveur general de Paris bailler quittance aud. s1' de Villainnes de lad. somme de quarante cinq mil livres tournois pdur laquelle nous lui constiturions rentes, et n'es-tans debteurs que pour le regard de lad. contribution et n'ayant aucun fons pour fere constitutions de rente, sinon celluy qui nous a esté baillé pour ceste presente année pour lad. contribution, nous avons estimé que les choses estoient changées et que l'intention de vostred. Conseil estoit que nous puissions, constituer rentes aud. srde Villainnes, comme nous avons faict. Mais puisque ainsi est qu'il ne vous plaist trouver la constitution faitte aud. sr de Villainnes bonne, et qu'il vous plaist retirer lad. somme de xlv m. livres pour laquelle la constitution a esté faitte, en nous baillant fons pour constituer rentes pour pareille somme de quarante cinq mil livres, nous nous metterons en nostre debvoir la recouvrer et ne cesserons jamais que nous ne l'ayons recouverte pour subvenir à voz affaires : qui ne sera encores si tost que nous désirerions, par ce que les deniers sont pour, la presente foys [difficiles] à recouvrer; et quant ores la rente seroit aujourd'huy à constituer aud. sr de Villainnes, et que nous serions en nostre entier de la pouvoir constituer à autres que à luy,
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il nous eust esté iinposible de trouver autres deniers ne plus grande somme que celle que nous avons recouverte jusques à present; et ne nous est possible de fere ou pouvoir faire plus grande diligence que celle que nous avons faitte.
"Et quant il fut question dc vous accorder lad. somme pour ceste année, nous vous remonstrasmes et à Mess" de vostre Conseil que le temps que l'on nous bailloit estoit bien court, et que par cy devant le dernier terme du payement escheoit le xv0 jour du moys d'Aoust, auquel temps l'on recouvroit plus aisément les deniers que l'on ne faict de present : et neantmoings le dernier terme du payement nous a esté baillé pour ceste année au premier jour de May. Lors nous fut dict par nosd. S" de vostre Conseil que nous feissions du mieulx que nous pourrions et que l'on ne changeroit riens. Sire,
«Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en parfaitte santé trés longue et trés heureuse vie.
"A Paris, le vue jour de Juing 1554.
"Voz trés humbles et trés obéissans subjectz ct serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
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D LVII. — Mandement à Me Jehan Maurice, dont la teneur ensuyt.
8 juin 1554. (B fol. 33o v°.)
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#e par les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris.
"M" Jehan Maurice, Procureur pour lad. Ville au Chastelet de Paris, joignez vous avec Claude Noel, et prenez la cause pour luy adjourné aud. Chastelet avecleProcureurdu Royet de lad. Ville, àla requeste de Pierre Hemant et consors; et demandez le renvoy de la cause, par ce qu'il est question des exploietz
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de ceans pour les fortiffications de la ville dont la congnoissance nous apartient par Edict du Roy. lit au reffuz d'icelle renvoyer, joinct qu'il y a ja litipendance en l'Hostel de lad. Ville et information faitte, portez vous pour appellant.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le huitliesme jour de Juing mil v° mn."
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DLVIII. — Lettres du Roy à la Ville, dont la teneur ensuyt.
Après le 8 juin 1554. (B fol. 331 r°; À fol. 89 r°.)
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De par le Roy.
Trés chers el bien amez,
"Nous avons puis deux jours, escript et faict entendre le besoing qu'avons, pour subvenir à noz affaires, de recouvrer promptement tout ce qui reste deu en nostre Ville de Paris, de ce qui se y lieve pour la soulde des cinquante mil hommes; el vous aurions bien expressement escript et mandé que
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eussiez incontinant à les faire fournir cs mains du Receveur general de noz Finances aud. lieu, pour incontinant après estre par luy bailliez au Tresorier extraordinaire de noz Guerres, ce que présupposons avoir esté faict.
"ToutcslTois, pour ce que n'en avons encores cu nouvelles, el que le retardement pourroit grandement prejudicier à nosd. affaires, vous en avons bien
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